Introduction
Les acrochordons sont de petites excroissances cutanées bénignes, souples au toucher, qui apparaissent le plus souvent dans les zones de frottement. Bien qu’ils soient sans gravité, ils peuvent devenir gênants au quotidien ou avoir un impact sur l’estime de soi. On les retrouve fréquemment au niveau du cou, des aisselles, des paupières, de l’aine ou encore sous les seins. Même en l’absence de douleur, de nombreuses personnes souhaitent les faire retirer. Il existe aujourd’hui plusieurs traitements des acrochordons dont l’efficacité est reconnue.
Dans cet article, nous passons en revue les méthodes les plus fiables, qu’elles soient réalisées en milieu médical ou à domicile. Vous y trouverez également des explications claires sur leur fonctionnement et les résultats que vous pouvez en attendre.
Que sont les acrochordons?
Les acrochordons, aussi appelés molluscum pendulum, sont constitués de tissu conjonctif riche en collagène et en petits vaisseaux sanguins, recouvert d’épiderme. Ils sont généralement de couleur chair, parfois légèrement plus foncés, et reliés à la peau par un petit pédicule. Leur apparition est souvent liée aux frottements répétés, ce qui explique leur localisation dans les plis cutanés. Ils peuvent concerner tout le monde, mais sont plus fréquents avec l’âge, pendant la grossesse, ainsi que chez les personnes présentant une obésité ou un diabète. Bien qu’ils ne présentent aucun caractère cancéreux, leur retrait est souvent envisagé pour des raisons esthétiques ou en cas d’irritation répétée.
Traitement des acrochordons:
La cryothérapie
La cryothérapie fait partie des traitements les plus couramment proposés en cabinet dermatologique. Elle repose sur l’application d’azote liquide afin de congeler l’acrochordon en profondeur. Le froid intense interrompt la circulation sanguine au niveau de la lésion, entraînant progressivement son dessèchement puis sa chute, généralement en une à deux semaines. La procédure est rapide et bien tolérée. Une sensation de picotement ou de brûlure légère peut être ressentie pendant l’application, mais elle ne nécessite habituellement aucun arrêt des activités. Cette technique est particulièrement adaptée lorsqu’il y a plusieurs lésions à traiter lors d’une même séance.
L’électrochirurgie
L’électrochirurgie consiste à utiliser un courant électrique contrôlé pour détruire le tissu de l’acrochordon. L’instrument est appliqué à sa base, provoquant sa coagulation et son dessèchement. Réalisée sous anesthésie locale, cette intervention est en principe indolore. Elle convient particulièrement aux lésions de petite à moyenne taille. Après le geste, une fine croûte peut apparaître à l’endroit traité. Elle disparaît spontanément en quelques jours. L’électrochirurgie est largement utilisée en dermatologie esthétique pour sa rapidité et sa précision.

La ligature
La ligature est une technique simple qui vise à interrompre l’apport sanguin de l’acrochordon. Un fil chirurgical ou un petit dispositif spécifique est placé à la base de la lésion, entraînant sa nécrose progressive. La chute survient généralement après plusieurs jours. La méthode est considérée comme sûre et peu douloureuse. Elle peut être réalisée à domicile à l’aide de dispositifs adaptés, bien que certaines personnes préfèrent un encadrement médical pour davantage de précision. Il s’agit d’une option économique et efficace, qui préserve les tissus cutanés avoisinants.
L’exérèse
L’exérèse correspond à l’ablation mécanique de l’acrochordon à l’aide de ciseaux chirurgicaux stériles ou d’un bistouri. Une anesthésie locale est le plus souvent pratiquée afin d’assurer un confort optimal. Le résultat est immédiat, ce qui en fait une solution adaptée aux lésions volumineuses ou particulièrement gênantes. Une petite croûte se forme ensuite et tombe au cours du processus de cicatrisation. Lorsqu’elle est effectuée par un professionnel expérimenté, cette technique laisse très peu de traces. Elle doit être évitée à domicile en l’absence de matériel approprié et de conditions d’asepsie rigoureuses.
Le laser
Le traitement au laser repose sur un faisceau lumineux ciblé qui détruit le tissu de l’acrochordon avec précision. Simultanément, les petits vaisseaux sanguins sont coagulés, ce qui limite le saignement et favorise une cicatrisation rapide. Cette méthode est souvent privilégiée pour les lésions situées sur le visage ou dans des zones délicates comme les paupières. Les séances sont brèves et les suites sont généralement simples, avec un risque cicatriciel très faible. Le recours au laser nécessite un équipement spécifique et une expertise médicale. Il est proposé par des dermatologues ou des centres esthétiques spécialisés. Il convient à la majorité des phototypes cutanés.
Autres produits en vente libre
Pour les personnes souhaitant éviter un acte médical, des traitements topiques sont disponibles en pharmacie. Ils se présentent sous forme de crèmes, de patchs ou de solutions contenant notamment de l’acide salicylique ou des extraits végétaux. Il consiste à altérer progressivement le tissu de l’acrochordon afin de provoquer son dessèchement. Certains produits créent également une barrière protectrice facilitant le processus. Les résultats sont variables et peuvent nécessiter plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Bien que non invasives, ces solutions restent généralement moins prévisibles que les traitements réalisés en cabinet.
Les traitements naturels des acrochordons sont-ils efficaces?
Certaines approches naturelles sont également utilisées, comme l’huile d’arbre à thé, le vinaigre de cidre de pomme ou l’ail. Ces substances sont appliquées quotidiennement sur la lésion à l’aide d’un coton-tige. L’huile d’arbre à thé est appréciée pour ses propriétés antimicrobiennes et asséchantes. Le vinaigre de cidre peut contribuer à altérer progressivement le tissu. Les résultats demeurent variables et nécessitent souvent plusieurs semaines d’application régulière. Il est essentiel d’utiliser ces méthodes avec prudence afin d’éviter toute irritation ou brûlure de la peau environnante.
Conclusion
Les acrochordons sont des lésions bénignes fréquentes, mais souvent perçues comme inesthétiques ou inconfortables. Heureusement, plusieurs options de traitement des acrochordons ont démontré leur efficacité. Qu’il s’agisse de cryothérapie, d’électrochirurgie, d’exérèse, de laser ou de solutions plus douces, il existe une prise en charge adaptée à chaque situation. Les techniques professionnelles offrent généralement les résultats les plus sûrs et les plus rapides. Toutefois, certaines alternatives à domicile peuvent convenir dans des cas bien sélectionnés. Le choix doit toujours tenir compte de la localisation, de la taille de la lésion et de votre situation personnelle.
Pour plus d’informations et pour prendre rendez-vous, visitez ACIBADEM Beauty Center.
Foire aux questions
Non, il s’agit de lésions bénignes. En revanche, toute modification d’aspect justifie un avis médical.
Oui, lorsqu’il est de petite taille. Les dispositifs de ligature, les produits topiques ou certaines méthodes naturelles doivent être utilisés avec précaution.
En cabinet, l’intervention est généralement indolore grâce à l’anesthésie locale. Les méthodes réalisées à domicile peuvent entraîner un léger inconfort.
La lésion retirée ne repousse pas, mais d’autres acrochordons peuvent apparaître ultérieurement.
Après une cryothérapie ou une ligature, la chute survient en général entre 5 et 14 jours. Les méthodes naturelles demandent souvent davantage de temps.